Picaillon

La créatrice

Je m’appelle Charlène CARRENO et je suis la créatrice de la marque Picaillon. Je travaille essentiellement les rebuts textiles, plus précisément la chemise homme et les pantalons de jeans. Entre mes mains, les tissus ou vêtements délaissés retrouvent une nouvelle vie.

Mon parcours peut être surprenant pour certains mais je suis convaincue de mes choix. Après un Master Sanitaire et Social et un contexte personnel opportun mes désirs professionnels changent radicalement d’horizon. L’envie d’allier création textile et préoccupation écologique se fait de plus en plus forte. Je saute le pas en 2011 en intégrant un centre de formation à Toulouse qui prépare au concours du CAP couture flou. Ainsi j’ai pu parfaire mes bases en couture et apprendre les techniques du patronage.

Il me semble important de préciser que la couture bien qu’une passion est aussi une histoire de famille. Mon grand-père, tailleur de costume et mes grands-mères couturières m’ont donnée le goût du travail fait main.

 

Le recyclage : « Rien ne se perd, rien ne se crée tout se transforme » - Lavoisier

Convaincue que la valorisation des déchets peut s’appliquer au prêt à porter, Picaillon recycle des vêtements ou tout autre rebut textile afin de les transformer en une pièce unique, ou en petite série. Picaillon offre une alternative à la mode uniformisée et standardisée, c’est une démarche de lutte contre le gaspillage et la surconsommation. Je vous invite à oublier la « mal-fringue » et à consommer de manière éco-responsable !

Les matières premières utilisées sont récupérées de différentes manières (dons, chinage, œuvres caritatives, etc.) puis sont triées minutieusement.

Ensuite, ces rebuts sont lavés (avec une lessive écologique !) pour ensuite être décousus, déstructurés, réinventés.

A la fin du processus de création, les chutes de tissu non utilisables sont déposés dans les bornes de recyclage textiles (ils en font notamment de l’isolant pour les maisons). La boucle est bouclée !

Les questions qui me sont le plus souvent posées ?

Des créations textiles créées à partir de vêtements d’occasion ne freine-t-il pas le client ?

Les tissus collectés sont soigneusement choisis, triés et lavés, il n’y pas de crainte à avoir quant à la propreté du produit vendu.

Par contre je peux comprendre que certaines personnes soient réfractaires à porter un vêtement d’occasion. La solution est toute bête, je peux travailler directement avec vos propres vêtements. Si un modèle vous tente on peut le reproduire avec votre garde-robe délaissée ou faire une création spéciale. A voir au cas par cas selon les rebuts que vous détenez. Alors si cela vous tente n’hésitez pas à me contacter afin que l’on en discute.

D’où vient la matière première ?

C’est essentiellement mon entourage qui me fournit en tissu. Merci à la famille, aux amis, aux amis d’amis qui vident leur placard et pensent à Picaillon.

Je me fournis aussi auprès des œuvres caritatives comme Emmaüs ou encore le Secours Populaire. Je tiens à préciser que ces œuvres caritatives ne sont pas destinées qu’au démunis, elles sont ouvertes à tout le monde. Je vous invite donc à y faire un tour, des trésors peuvent s’y cacher !!!!

Pourquoi des prix créateur si la matière première ne vaut pratiquement rien ?

Il faut savoir qu’il est beaucoup plus rentable de travailler avec du tissu neuf. Ici, la démarche du projet est avant tout éthique et écologique. Travailler les rebuts textiles a un coût caché. Le travail en amont demande des heures de préparation : il faut collecter, trier, laver, découdre ces rebuts afin de leur donner une seconde chance d’existence.

Pourquoi le nom « Picaillon » ?

Picaillon est un mot savoyard de l’ancien provençal « piquer », sonner. Plus populairement, cela évoque de l’argent, de la petite monnaie. Picaillon évoque donc le tintement des pièces des monnaies (« avoir des picaillons »).

L’idée ici est de piquer des haillons contre de la menue monnaie ! Je trouve que ce mot sonne très bien et s’applique parfaitement au projet.